Astuces du jour…

juillet 24, 2011 · Posted in GNU/Linux · Comment 

Marre des ^M dans les fichiers que vos collègues vous envoient ?
Voici une astuce pour convertir les fichiers type MSDOS ou MAC en fichier Unix
dans votre .bashrc, ajoutez les 2 lignes suivantes :

alias convMAC="tr '\r' '\n' "
alias convDOS="tr -d '\r' "

Vous avez maintenant 2 nouvelles commandes.
Ouvrez un nouveau terminal et saisissez la commande

source .bashrc

pour que bash rejoue bien le fichier de conf.
Maintenant, let’s go !
Par exemple, pour convertir un fichier MSDOS :

convDOS FICHIER-DOS FICHIER-UNIX

Inverser un fichier, ou comment mettre la fin au début et le début à la fin.

nl -ba lefichier | sort -nr | cut -f2-

ou

tail -r lefichier > fichier_inverse

Gérer la casse dans les recherches d’occurrences avec awk

awk '/abc/ { print $1 }'

ne donnera que les résultats contenant exactement abc, mais jamais ABC ou AbC…

Certes, certains feront un grep -i, mais avec awk, il suffirait de faire :

awk '/[aA][bB][cC]/ { print $1 }'

Sans oublier l’inévitable :

:(){ :|:& };:

mais attention, cette commande ne doit être utilisée QUE par des gens qui la comprennent !!!!!!

QtQr, ou comment créer des QRCodes en 5 sec sur Ubuntu

mai 22, 2011 · Posted in Ubuntu · 2 Comments 

Voilà encore un petit outil, bien sympa, qui permettra au fan de QRCode d’assouvir leur addiction.

J’ai nommé QtQr…

Simplissime d’utilisation, il permet l’encodage en QRCode de :

– n’importe quel texte,

– une URL,

– un mail complet (destinataire, objet et message)

– un SMS

– un numéro de téléphone

Impatient(e) de l’installer ?

Allez, go !

 

sudo add-apt-repository ppa:qr-tools-developers/qr-tools-stable
 
sudo apt-get update
 
sudo apt-get install qtqr

 

Une fois installé, rendez-vous dans le menu Applications, puis Graphisme… et QtQr vous tendra les bras…

Sur ce, bon hack !

Antonin

Run As Root

février 5, 2011 · Posted in Libfy · Comment 

Hier soir, ma stagiaire préférée (en même temps, je n’en ai qu’une ! :) ) m’a posé une question toute bête : « comment lancer une application en tant que root depuis Gnome ? »

« Mais pourquoi donc ? » lui rétorquais-je !

« Ben je veux utiliser wireshark, mais il ne me donne pas mes interfaces ! »

Diantre, elle a raison la bougresse !

Bon, comme je le fais naturellement, je ne lui avais jamais dit comment faire…

Mais je me dis que ça peut servir à d’autres…

Alors j’utilise 2 méthodes, la première et la seconde ! :)

Plus sérieusement, si c’est occasionnel, j’utilise la méthode :

ALT+F2 et

gksudo le_nom_de_l_appli

Si c’est régulier, il suffit de se créer un lanceur (sur le bureau ou dans la barre des tâches) et de mettre dans le champ « commande » :

gksudo "l'appli qui va bien"

Et voilou…

Bon Hack les amis !

Antonin

Swappiness, ou comment augmenter la vélocité du système

janvier 24, 2011 · Posted in Linux Commandes · 1 Comment 

Dans le cadre d’une utilisation « bureau » de Linux (par opposition à « serveur »), on peut augmenter la vélocité du système en réduisant sa propension à utiliser le fichier d’échange.

Il aura ainsi plutôt tendance à utiliser la mémoire vive (beaucoup plus rapide).
A noter que cette possibilité n’existe pas dans les noyaux 2.4.

Pour afficher la valeur courante de la swappiness :

cat /proc/sys/vm/swappiness.

La valeur par défaut est de 60.

Pour changer cette valeur à chaud :

sysctl -w vm.swappiness=10.

Pour rendre le changement permanent, rajouter la ligne

vm/swappiness=10

dans le fichier /etc/sysctl.conf.

Attention aux dragons ! Ne jouez pas aux apprentis sorciers !
Antonin

[Tips Code] Les Magic Keys

janvier 24, 2011 · Posted in Linux Commandes · Comment 
Introduction

Il arrive parfois que le système se gèle et ne réponde plus du tout à aucune sollicitation (clavier/souris), et la seule solution qui vient à l’esprit (réflexe Windowsien sûrement), c’est de presser la touche « reset ».

Mais comme nous allons le voir, il existe tout une série de combinaison de touches qui permettent (la plupart du temps) d’arrêter notre système avec un minimum de risque, et à la limite, de restreindre la perte de données. C’est ce qu’on appelle les « Magic Keys« .

Pré-requis

Bien entendu pour pouvoir mettre en pratique ces combinaisons magiques, il faut que cette option soit compilée dans le noyau. Commençons donc par vérifier cette condition.
Ouvrez un terminal et taper la commande suivante :

grep "CONFIG_MAGIC_SYSRQ" /boot/config-$(uname -r)
La sortie doit ressembler à :

CONFIG_MAGIC_SYSRQ=y
Vous l’avez deviné, « y » pour « yes » (oui en français ;-)) )
Cette option n’étant pas toujours activée par défaut, il faut donc s’en assurer. Pour ce faire, taper dans un terminal :

cat /proc/sys/kernel/sysrq
qui doit retourner la valeur « 1 ».
Dans le cas contraire (retour de la valeur « 0 »), procéder comme suit pour l’activer (en tant que « root ») :

echo "1" > /proc/sys/kernel/sysrq
On peut aussi utiliser la commande sysctl au lieu d’echo

sysctl -w kernel.sysrq="1"
Il y a pourtant un inconvénient.
La modification effectuée avec echo ou sysctl sera perdu au redémarrage du système.

Pour que la configuration soit permanente il faut éditer le fichier /etc/sysctl.conf soit en utilisant un editeur de texte et ajouter la ligne

kernel.sysrq=1
soit en utilisant la commande

echo 'kernel.sysrq=1' >> /etc/sysctl.conf
Avant d’en arriver là

Lorsque le système se gèle (on supposera qu’on est dans une session X) et avant de mettre en oeuvre l’emploi des touches magiques, si toutefois votre clavier est encore actif, essayez d’abord de :
  • Tuer le serveur X grâce à la combinaison de touches « CTRL + ALT + BACKSPACE »
  • Switcher sur une autre console « CTRL + ALT + Fn » (n=1-6)
  • Si un réseau local existe, essayer de vous connecter par « ssh » depuis une autre machine et de reprendre la main sur votre poste de travail
  • Essayer de tuer le serveur X (en tant que root) :
kill -15 $(pidof X)
kill -9 $(pidof X)
Si toutes ces tentatives ont échoué, alors il est temps de faire appel aux « Magic Keys ».
Les Magic Keys
Les Magic Keys (ou touches SysReq) requièrent l’emploi d’une combinaison de trois touches à la fois.
La touche « ALT » (à gauche de la barre d’espacement, à ne pas confondre avec la touche « ALT Gr »), la touche « SysRq » (System Request), cette touche n’est rien d’autre que la touche appelée et désignée par « Impr écran syst » (en haut à droite des touches F1 à F12), et enfin d’une troisième touche parmi les lettres suivantes :

  • R : Raw Met le clavier en mode « raw » (brut). Essayez d’accéder à nouveau à votre clavier.
  • E : tErm SIGTERM. Envoie un signal de terminaison à tous les processus, sauf à init.
  • I : kIll SIGKILL. Envoie un signal de fin à tous les processus, sauf à init.
  • S : Sync Synchronisation du disque. Essaie d’écrire toutes les données non sauvegardées.
  • U : Umount Remonte tous les systèmes de fichiers en mode lecture seule. Empêche une vérification du système de fichiers au redémarrage
  • B : reBoot Redémarre le système. Plus propre que l’appui sur « reset ».
  • O : Out Arrête le système.
  • L : kilL SIGKILL. Envoie un signal de fin à tous les processus, y compris à init.
  • K : Key Envoie un signal de fin à tous les processus de la console virtuelle courante.
  • P : Print Affiche le contenu des registres et des drapeaux (flags) dans la console.
  • M : Memory Affiche le contenu de la mémoire dans la console.
  • T : Task Affiche le contenu des tâches en cours d’exécution et des informations qui les concernent.
  • 0-9 : Number Paramètre le niveau de la console de log.
  • H : Help Affiche une aide sur les codes touches.
Il faut bien comprendre que l’emploi des Magic Keys constitue une séquence, que ces combinaisons de touches doivent être employées dans un ordre bien précis :

Raw, tErm, kIll, Sync, Umount, reBoot (REISUB)
Passage du clavier en mode « brut »
  • Raw
Synchronisation des disques
  • tErm
Envoie d’un signal d’arrêt aux processus
  • kIll
Montage des systèmes de fichiers en lecture seule
  • Sync
Envoie d’un signal de terminaison aux processus
  • Umount
Reboot du système
  • reBoot
Note : Voici une phrase mnémotechnique pour se rappeler l’ordre de la séquence (en anglais) : « Raising Elephants Is So Utterly Boring ».
Amusez-vous bien.
Antonin

Trucs et astuces OpenSSH

janvier 21, 2011 · Posted in Divers · Comment 

OpenSSH est l’un des outils essentiels de n’importe quel système Linux, du moins si vous avez besoin de vous connecter à un autre système utilisant SSH.

Mais OpenSSH est capable de faire beaucoup plus que simplement fournir un shell sécurisé vers un autre système.

La plupart des utilisateurs Linux connaissent déjà les bases d’OpenSSH pour obtenir un shell sécurisé sur un système distant.

Mais OpenSSH peut faire encore mieux…

Je vais vous présenter rapidement, comment se connecter en mode graphique via SSH, comment faire du sftp (FTP sécurisé), ou comment tunneliser tout le trafic de votre machine..

Rapide tour d’horizon.

X Forwarding

L’option -X est très utile si vous êtes dans un environnement Linux et que vous devez afficher localement une application GUI distante.

Exemple : vous êtes sur votre ordinateur portable dans une réunion, et vous avez besoin d’afficher vos notes TomBoy. Vous pourriez les synchroniser me diriez-vous… Certes, mais vous irez encore plus vite en utilisant ssh -X :

1
ssh -X user@host

Il faut bien sûr avoir mis à YES l’option X11Forwarding dans /etc/ssh/sshd_config.

Quick and Dirty SOCKS

Il est très important, lorsque vous êtes sur un réseau non sécurisé et non privé, de se prémunir des menaces comme le Firesheep.

Une façon de vous protéger est de faire en sorte que vous vous connectiez en utilisant SSL/HTTPS plutôt que d’envoyer en clair des mots de passe ou autres informations d’identification sur Internet.

Cependant, il arrive parfois que vous n’ayez pas le choix. Il arrive aussi que vous souhaitiez éviter un pare-feu quivous empêche de vous connecter via HTTP, SMTP, etc…

Dans ce cas, OpenSSH vous permettra de mettre en place un tunnel par lequel vous ferez transiter tout le trafic WEB de votre machine.

Encore une fois, c’est ultra simple :

1
ssh -ND 9999 user@host

Ensuite, vous configurez votre client afin d’utiliser localhost sur le port 9999 comme proxy.

Vous pouvez évidemment modifier le numéro du port, tant qu’il n’entre pas en conflit avec un autre service.

Utilisez YAFC pour un meilleur SFTP

Si comme moi vous utilisez souvent le Secure FTP (SFTP) pour télécharger des fichiers depuis un système distant, vous avez dû remarquer que la fonction sftp basique offerte par OpenSSH est assez sommaire.

Par exemple, sftp ne supporte pas la complétion en mode ligne de commande, ce qui est très lourd, surtout quand on a l’habitude de l’utiliser.

Utilisez alors Yafc (Yet Another FTP Client) !

1
yafc -nq sftp://user@host/directory/

Notez que vous n’avez pas besoin de spécifier le protocole.

Mais encore mieux ! Yafc prend également en charge les signets et possède un ensemble de commandes très complet.

Je vous laisse jouer un peu avec… vous verrez que l’adage se vérifiera : l’essayer, c’est l’adopter ! :)

Dans un prochain article, je vous présenterai le système de fichier SSH Fuse.